Intervention en matières dangereuses dans St-Sauveur.

913
Unité spécialisé Matières Dangereuses Québec Photo : Pierre Rochette

Les pompiers de Québec ont dû se rendre au 52 de la rue Franklin, dimanche le 19 juillet 2015, suite à l’appel d’un citoyen rapportant des odeurs suspectes dans son appartement.  Les premières unités à se rendre sur les lieux (les unités 203 (autopompe) et 501 (échelle aérienne à timonier), ont effectivement confirmés les dires du plaignant, et ainsi demandé l’unité d’intervention en matière dangereuses (unité 913 – Photo) en appui.

L’opération a débuté à 13:11.  À ce moment, l’appel a été réparti comme étant une vérification en matières dangereuses.  Ce n’est toutefois que deux heures plus tard, suite à de nouvelles informations en provenance des voisins immédiats, que l’intervention est passée de vérification, à intervention en matières dangereuses, suite aux constatations de l’équipe 913. Un chef aux opérations, les unités 313 (autopompe-échelle à nacelle), 1113 et 1313 (autobus de service du SPCIQ) ont donc rejoint les unités déjà affairées aux premières vérifications.

C’est grâce à celles-ci qu’il fût déterminé que les odeurs en question étaient des odeurs de Benzène, un produit effectivement dangereux et très toxique.  Une ambulance, un médecin de la santé publique, une équipe de l’environnement de la ville, ainsi qu’un responsable de la sécurité civile ce sont mirent aussi en direction ainsi que les policiers du SPVQ et un autobus du RTC, ce dernier servant à recevoir à son bord, les citoyens évacués.  La plupart des intervenants ont collaboré ensemble, afin d’établir une stratégie sécuritaire pour l’évacuation et l’intervention en tant que telle.

Personne n’a été incommodé de façon grave.  Les pompiers ont procédé, jusqu’à 21:30 à la prise de lectures, afin de voir si la réintégration pouvait être permise, ce qui s’est avéré négatif.  Au moment d’écrire ces lignes, une autopompe se rend régulièrement sur les lieux afin de continuer la surveillance et l’évolution du problème.  Trois résidences demeurent pour le moment évacuées, jusqu’à nouvel ordre.  La source des émanations n’a toujours pas été confirmée par les pompiers.  Les bénévoles de la Croix-Rouge ont pris en charge les évacués, et on ignore pour le moment quand ceux-ci pourront retourner chez eux.

Un événement similaire, dans le même quartier, avait mobilisé les pompiers et autres services d’urgence de la ville de Québec, du 14 au 16 octobre 2009. Du benzène et du toluène avait à l’époque été détecté par les pompiers. C’est une excavatrice, qui avait alors perforé une ancienne conduite, servant au transport de l’huile vers les lampadaires qui éclairaient nos rues dans les années 1910. Plusieurs évacuations avaient été nécessaires lors de cette intervention.

Nous continuerons de suivre l’évolution du dossier, et si une mise à jour s’avère nécessaire, nous compléterons cet article au fur et à mesure.

Texte : Pierre Rochette

 

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