Information à Connaître sur le Vaccin ARN de Pfizer/BioNtech

Québec, le 30 décembre 2020. Bien que les vaccins à ARN messager contre la COVID-19 soient les premiers vaccins de ce type fabriqués à large échelle et approuvés par Santé Canada, les chercheurs étudient et travaillent avec les vaccins à ARN messager depuis des décennies. Ces vaccins ne sont pas nouveaux, car ils ont déjà été étudiés pour la grippe, le Zika, la rage et le cytomégalovirus (CMV) ainsi que pour une immunothérapie anticancéreuse.

Fonctionnement des vaccins à ARN messager

Les vaccins à ARN messager ne contiennent pas le virus; ils ne peuvent donc pas donner la COVID-19. De plus, ces vaccins n’affectent pas, n’interagissent pas et n’altèrent pas notre ADN (acide désoxyribonucléique) de quelque manière que ce soit, car l’ARN messager ne pénètre pas dans le noyau de nos cellules. Ils utilisent plutôt la réponse de défense naturelle du corps en fournissant des instructions génétiques inoffensives données par l’ARN messager.

Les vaccins à ARN messager contiennent une portion de l’ARN (acide ribonucléique) du virus, molécule du mode d’emploi pour fabriquer des protéines. L’ARN messager est entouré de lipides pour empêcher sa dégradation trop rapide et lui permettre ainsi de pénétrer dans les cellules.

Une fois à l’intérieur des cellules, l’ARN messager trouve, dans le cytoplasme, les ribosomes qui fabriquent toutes les protéines du corps. Les ribosomes décodent le mode d’emploi fourni par l’ARN messager et fabriquent une protéine de spicule (protéine S) identique à celle qui se trouve à la surface du SRAS‑CoV‑2. La protéine S est un bon antigène et sa présence va stimuler le système immunitaire pour qu’il se défende. L’ARN messager des vaccins se décompose dans les jours qui suivent la vaccination.

Alerté par la présence des antigènes (protéine S), le système immunitaire s’active et produit des anticorps et des lymphocytes qui vont défendre le corps si le vrai virus SRAS‑CoV‑2 se présente.

Les vaccins à ARN messager sont très purs. Ils ne contiennent ni antibiotique ni produit de conservation. C’est le corps qui crée lui-même les antigènes dans un premier temps et les anticorps dans un deuxième temps. Le fragment d’ARN se dégrade rapidement suivant l’injection du vaccin. Il n’y a aucun risque que le vaccin modifie notre code génétique.

 
Les effets secondaires

La majorité des gens ressentent de la douleur au point d’injection après la vaccination. Les réactions systémiques telles que la fatigue, les maux de tête, la fièvre et les frissons sont fréquentes, particulièrement après la 2e dose. Ces réactions sont généralement légères ou modérées et durent de 24 à 48 heures.

Certains symptômes peuvent être causés par le vaccin lui-même (ex. : douleur à l’endroit où l’injection a été faite); d’autres problèmes peuvent arriver par hasard, sans lien avec le vaccin (ex. : rhume, gastro).

Pour en savoir davantage sur les manifestations cliniques survenant après la vaccination contre la COVID‑19, consulter le Protocole d’immunisation du Québec.

Les réactions allergiques

En Grande-Bretagne, les médias ont rapporté que deux travailleurs de la santé ont eu une réaction de type anaphylactique après avoir reçu le vaccin de Pfizer/BioNRech.

Dans le Protocole d’immunisation du Québec, la seule contre-indication au vaccin est l’anaphylaxie suivant l’administration d’une dose antérieure du même vaccin ou d’un autre produit ayant un composant identique, notamment le polyéthylèneglycol (PEG).

L’Association canadienne d’allergie et d’immunologie clinique a produit un l’hypothèse soulevée d’allergie à l’éthylène glycol (PEG). Selon cet avis, le PEG est une substance présente dans de nombreux produits bien tolérés tels que laxatifs, produits pour les soins de la peau, cosmétiques, aliments et boissons.

Autres informations

Le vaccin contre la COVID-19 est indiqué et gratuit pour toutes les personnes résidant au Québec.

Le vaccin de Pfizer/BioNTech peut être administré à partir de l’âge de 16 ans. Le vaccin de Moderna peut être administré à partir de l’âge de 18 ans. Ils sont contre-indiqués pour les personnes ayant un antécédent de réaction anaphylactique suivant l’administration d’une dose antérieure du même vaccin ou d’un autre produit ayant un composant identique.

À ce jour, il n’y a que peu ou pas de données sur l’innocuité et l’efficacité de ces vaccins pour les femmes enceintes ou allaitantes, les personnes immunosupprimées et celles atteintes d’une maladie auto-immune ou démyélinisante. Consulter le Protocole d’immunisation du Québec pour connaitre les précautions qui s’appliquent pour ces clientèles.

Lorsque plus de données seront disponibles, ces recommandations pourraient changer. Pour recevoir en temps réel les mises à jour, s’inscrire à l’infolettre du PIQ.

Le Québec est sous pause depuis cette pandémie jsuqu’au 11 janvier 2021. Prenez connaissance des bien essentiels.

 

Source: msss.gouv.qc.ca