Des milliers d’enfants frappés, étranglés et violés par plus de 300 prêtres pédophiles au États-Unis

États-Unis, le 18 août 2018. Encore l’église catholique qui est impliqué dans ce scandale énorme. Des milliers d’enfants auraient été agressés dans six diocèses dans l’état de Pennsylvanie sur une période de 70 ans.

Des mots étranges pour décrire ce qu’on peut lire dans un rapport de plusieurs centaines de pages. Ce rapport fait la description de nombreux viols et agressions à caractère sexuel commis par des prêtres. Parfois avec une violence digne des pires tortionnaires. Des enfants frappés, étranglés et violés.

Omissions. Un euphémisme, s’il en est, pour décrire l’acharnement et les mesures mises en place par l’Église pour protéger, cacher ou ignorer des criminels qui ont brisé de nombreuses vies.

Le rapport du grand jury débute de manière inquiétante. « Nous, jury, avons besoin que vous entendiez ceci ». Et les centaines de pages qui suivent étonnent. Avant de donner la nausée. Avant de soulever en nous une profonde colère.

« Des prêtres ont violé des petits garçons et des petites filles et les hommes de Dieu qui devaient les protéger non seulement n’ont rien fait, ils ont tout caché. Pendant des décennies », dit-on dans le rapport.

Et certains membres du clergé visés ont déployé des efforts considérables par la suite pour éviter que le rapport en question ne soit rendu public. Ces hommes d’Église ont échoué et ont démontré leur manque de jugement. Nous sommes en 2018, l’Église prétend être transparente. Il fallait assumer et être conséquent.

Il y a eu d’autres rapports du genre à propos des pédophiles dans l’Église catholique aux États-Unis. Mais jamais d’une telle ampleur.

On a dit que jadis, les avocats et les victimes craignaient de poursuivre la puissante Église catholique, tant au criminel qu’au civil. C’est une époque révolue. Les victimes s’organisent et bon nombre d’entre elles n’hésitent plus à rendre publiques les horreurs qu’elles ont vécues aux mains d’hommes en soutane qui leur parlaient du ciel alors qu’ils leur faisaient vivre l’enfer.

Dans n’importe quelle démocratie du monde, après des années de scandales comme ceux-là, toute la classe politique se serait levée pour exiger la démission du gouvernement et de son leader. Mais le Vatican… n’est pas une démocratie.

 

Texte: tiré du site ici radio canada