Google surveille vos déplacements et le FBI veut ces données

Publié le 19 août 2018 à 10h00

La semaine dernière on apprenait que même si l’utilisateur des appareils Android désactive la géolocalisation , La compagnie Google surveille quand même vos endroits visités. les tribunaux canadiens permettent régulièrement aux corps policiers d’obtenir des informations liées à l’ensemble des utilisateurs d’appareils connectés à une tour de transmission durant une période donnée.

Les demandes de ce genre augmentent aux États-Unis et pourrait bien faire de même au Canada. Il faut savoir que pour obliger un fournisseur téléphonique à fournir ces données, il faut un mandat signé par un juge. Beaucoup de fournisseurs collaborent sans mandat.

La demande du FBI, révélée par Forbes il y a quelques jours, est détaillée dans un mandat approuvé par un tribunal en mars dernier.

Alors qu’il est courant pour les corps policiers de demander les données de géolocalisation de l’appareil d’un individu en particulier pour pouvoir le lier par exemple à un lieu où est survenu un acte criminel, les enquêteurs ont adopté cette fois une méthode différente.

Ils ont demandé à la cour de contraindre Google à identifier les personnes localisée à proximité d’au moins deux des neuf établissements ciblés par le voleur recherché dans la période de temps où les crimes avaient été commis dans le Maine.

L’enquêteur au dossier a précisé, à l’appui de sa demande, que l’entreprise de la Silicon Valley « collecte et conserve des données de géolocalisation d’appareils mobiles fonctionnant sur Android » qui lui servent à vendre de la publicité géographiquement ciblée à ses clients. Les personnes utilisant des applications comme Google Maps sur d’autres types d’appareils étaient aussi ciblées.

Selon Forbes, les dirigeants de l’entreprise n’ont pas donné suite à la demande de transmission de données bien qu’elle ait été renouvelée à plusieurs reprises par le corps policier. Le FBI a finalement trouvé un suspect par d’autres méthodes