Arrestation de quatre policiers du SPVM

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Montréal, le 7 juillet 2016. – Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a procédé à l’arrestation de quatre de ses policiers à la suite d’une enquête menée par sa Division des affaires internes depuis décembre 2015. Les deux principaux suspects sont Faycal Djelidi et David Chartrand, des enquêteurs au sein de la Section des enquêtes multidisciplinaires et coordination jeunesse de la Division Sud. Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) a autorisé la plainte et des mandats d’arrestation visés ont été émis.

Djelidi et Chartrand font face à des chefs d’accusation pour parjure et tentative d’entrave à la justice. M. Djelidi fait également face à des accusations de sollicitation et d’obtention de services sexuels moyennant rétributions ainsi que d’abus de confiance. Ces deux policiers ont été suspendus sans solde immédiatement et seront libérés par une promesse de comparaître avec des conditions. Le SPVM a également arrêté deux autres policiers afin de les interroger. L’enquête est toujours en cours.

Ce sont des irrégularités dans le mode de fonctionnement du contrôle des informateurs, notamment dans le suivi des procédures et directives, détectées par la Division du renseignement du SPVM, qui ont motivé l’ouverture de l’enquête. Comme le précise M. Philippe Pichet, directeur du SPVM, « les infractions commises sont en lien avec des informateurs et nous rappellent d’autres dossiers qui ont déjà été largement médiatisés, nous nous devons, comme organisation policière et par souci de transparence, de rassurer la population quant à la sécurité des informateurs et aux leçons apprises. Effectivement, nous avons appris des expériences passées et nous avons resserré depuis nos mécanismes de contrôle qui permettent la détection d’anomalies dans certains systèmes. Dans le cas qui nous intéresse aujourd’hui, il n’y a aucun danger pour qui que ce soit. »

Le directeur a également déploré cet événement : « On se sent tous concernés lorsqu’un des nôtres traverse la ligne. C’est toute la communauté policière qui s’en trouve affectée ». Pour ce dernier, « la très grande majorité des policiers et des employés civils du SPVM font leur travail avec éthique et intégrité, dans le respect des valeurs organisationnelles et de façon professionnelle. Je leur réitère haut et fort la confiance que j’ai en eux. »